Quelques mots de littérature

Stendhal, un écrivain français du 19ème siècle séduit par le charme italien

Nous connaissons principalement Stendhal par ses écrits « Le Rouge et le Noir » et « La chartreuse de Parme ». Qui n’a pas étudié l’une de ces œuvres à l’école !

 

Comme pour beaucoup d’écrivains, la vie de Stendhal n’a pas été sans peine. Orphelin de sa mère à 7 ans, il souffre d’un père et d’un grand-père incarnant la bourgeoisie qu’il hait. Il s’attachera à mener sa vie à l’opposé de cette aristocratie. Et la majorité de ses écrits laisseront une trace de son aversion.

 

Il rejoint à 13 ans l’Ecole Centrale de Grenoble où il pratique avec passion les mathématiques. Une discipline qui ne laisse pas de place au vague et à l’hypocrisie.

Il obtient ensuite un poste au ministère de la Guerre, à Paris, grâce à son cousin Pierre Daru. Une opportunité qu’il se serait bien gardé d’accepter tant elle ne lui correspondait pas. Mais à 17 ans, tout change.

 

Derrière Bonaparte, il participe à la libération de l’Italie, alors aux mains de l’Autriche. Plus que cela, cette aventure le délivre lui-même. Lui qui déteste Paris, trouve en Milan tout ce qui le fait vibrer : musique, peinture, beauté de paysages, femmes. Jusque sur sa pierre tombale, il se revendiquera même « Milanese », milanais en italien. Cette ville lui fait penser à sa mère pour qui il avait une adoration débordante. 

 

Il démissionne de l’armée peu après son arrivée. Il décide d’être le Molière du 19ème siècle. Il mettra du temps à s’apercevoir que se lancer dans le théâtre n’était pas le meilleur choix. Il passe naturellement au roman.

Il sort son premier romain à 44 ans et le signe de son pseudonyme Stendhal (son vrai nom : Henri Beyle), issu de la ville de Saxe Stendal, lieu de naissance du théoricien du beau idéal antique, Johann J. Winckelmann.

Il devient alors le spécialiste français de l’Italie.

Ses qualités de romancier sont reconnues à partir de la publication de « Le Rouge et le Noir » en 1830. Il est nommé, en parallèle de son activité d’écriture, consul à Trieste. Une expérience éprouvante mais qui le mène à trouver d’anciens manuscrits sur l’Italie. Un trésor qui lui permettra d’écrire les chroniques italiennes.

 

En 1841, il fait une attaque. Il revient à Paris pour se soigner. En 1842, une seconde attaque le laisse inconscient sur le trottoir de la rue. Il meurt le lendemain à 2 heures du matin.

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